Nettoyage par drone en Suisse : marché, méthode, règles

Le solaire suisse a atteint 8’170,2 MW installés fin 2024, avec +1’795,5 MW ajoutés en 2024 ; la production PV 2024 est 5’961 GWh soit 10,36% de la consommation électrique.
Le parc bâti “habitation” compte 1’800’133 bâtiments : toitures et façades représentent un gisement massif pour des prestations de nettoyage technique.
Le nettoyage de toitures a été encadré plus strictement : les biocides anti-mousse/anti-algues sont interdits sur les toits depuis le 1er décembre 2020 (rappelé par plusieurs cantons).
La pulvérisation (même d’eau) par drone exige une autorisation OFAC ; ce n’est pas couvert par STS-01/02 et passe par PDRA/SORA.
DPS a construit une formation “mise en production” (sécurité, environnement, PDRA S-01, station de nettoyage, chantiers type) avec des sessions 2026 et une attestation de compétence.

Nettoyage de toitures, façades et panneaux solaires par drone en Suisse : opportunité 2026, méthode, conformité

Le marché suisse coche trois cases : plus de solaire, plus d’exigences environnementales, besoin de réduire le travail en hauteur. Le drone devient pertinent quand il s’inscrit dans une méthode complète (chantiers, station au sol, récupération des eaux, preuves qualité) et dans le cadre réglementaire adapté (souvent catégorie spécifique, PDRA/SORA).


Pourquoi la demande augmente en Suisse

Le solaire crée un stock à entretenir

Fin 2024, la Suisse totalise 8’170,2 MW de puissance PV installée, avec +1’795,5 MW sur 2024. La production PV 2024 atteint 5’961 GWh et représente 10,36% de la consommation électrique.

Ce qui compte pour toi (reconversion ou diversification) : le PV n’est plus “un chantier”, c’est un actif qui doit rester performant et présentable (O&M, facility, collectivités, sites industriels, agricoles).

Ordre de grandeur : la surface de panneaux en Suisse est déjà énorme

En conditions standard, 1 m² reçoit 1’000 W/m² ; la puissance/m² dépend donc de l’efficacité des modules. Les modules mono-Si commerciaux sont passés d’environ 16% à >24% en une décennie (repère d’efficacité).

Estimation (ordre de grandeur, pas une mesure officielle) :

  • 8’170,2 MW = 8,17×10⁹ W
  • à 200–240 W/m² (20–24%), cela représente ≈ 34 à 41 millions de m² de modules.

Même si seule une partie est nettoyée annuellement (sites exposés, faibles pentes, zones agricoles/pollution, ombrages), le volume potentiel est largement suffisant pour construire une offre rentable.

Le parc de bâtiments rend le terrain quasi illimité

La Suisse compte 1’800’133 bâtiments à usage d’habitation (2024).
Ajoute le non-résidentiel (industrie, artisanat, public) et tu obtiens un gisement de façades/toitures où l’accès est souvent la contrainte numéro 1.

 ✅ Pourquoi “nettoyage” ne veut plus dire “un coup de produit”

Les règles se durcissent surtout sur les biocides “anti-mousse/anti-algues” :

  • Depuis le 1er décembre 2020, l’usage de ces produits est interdit sur les toits (et autres surfaces listées) au niveau fédéral.
  • Les cantons rappellent la même logique : privilégier le nettoyage mécanique, éviter la pollution des eaux, et encadrer strictement les pratiques.

Traduction business :

  • Une offre crédible inclut la gestion des eaux de ruissellement (récupération/évacuation conforme) et un choix de méthode adapté (mécanique, eau, produits autorisés si applicable selon cas).

 ✅ Pourquoi le drone est une réponse (quand il est bien utilisé)

Sécurité : réduire le travail en hauteur

Les chutes de hauteur représentent plus de 10’000 accidents professionnels par an en Suisse (SUVA).
Quand le drone permet d’éviter une partie des échafaudages/nacelles et du temps passé en toiture, l’argument est concret pour :

  • l’employeur (risque, organisation, coût),
  • le donneur d’ordre (sécurité du chantier),
  • l’assureur (selon profils).

Productivité : grandes surfaces + qualité répétable

Le drone a du sens quand tu as :

  • une station au sol structurée (pompage, tuyaux, filtration/récupération),
  • une méthode de pulvérisation maîtrisée (homogénéité, contrôle, check-lists),
  • un process “avant/après” (preuves, rapport de chantier).

Panneaux solaires : performance et O&M

Après l’irradiance, le soiling (poussières/dépôts) est cité comme un facteur majeur de baisse de rendement ; l’IEA PVPS estime des pertes annuelles typiques 3–5% à l’échelle globale (fortement dépendant du site).
Ce que le client achète : une décision O&M (quand nettoyer, comment, avec quelles preuves), pas “un nettoyage au hasard”.

✅.Point clé conformité : la pulvérisation par drone n’est pas un “vol standard”

En Suisse, la pulvérisation de liquides par drone est soumise à une autorisation OFAC.
Et un point souvent mal compris : la pulvérisation d’eau n’est pas permise sous STS-01/02 ; il faut déposer une demande via PDRA ou SORA.

Conséquence directe : si tu te lances sérieusement, tu dois être formé à la partie opérationnelle et au cadre spécifique (PDRA/SORA, MANEX, mesures d’atténuation, organisation, traçabilité).

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Thierry Coffinet

Associé et responsable direction commerciale Drone Précision Suisse

Pourquoi se former chez Drone Précision Suisse (DPS)

La formation DPS est conçue pour rendre autonome sur des chantiers de façade, toiture, panneaux solaires, avec une logique “terrain + conformité”.

Ce que la page formation annonce clairement

  • Orientation : sécurité, productivité, conformité PDRA S-01, environnement (produits, récupération des eaux), et structuration d’une offre pro (check-lists, mission type, rapport).
  • Format : 4 jours “Nettoyage par drone” + une journée “Catégorie spécifique” (cadre EASA/OFAC : PDRA, SORA, STS) pour ceux qui doivent préparer/mettre à jour leur MANEX.
  • Résultats attendus : installation/exploitation d’une station de nettoyage, réalisation de missions en binôme, qualité de pulvérisation maîtrisée, compréhension/application du cadre PDRA S-01.

  • Prochaines sessions 2026 (celles à venir)

    Liste des sessions 2026 à Prangins
    (mai, juillet, septembre, novembre).

Positionnement DPS
vous ne venez pas “apprendre un drone”, vous venez apprendre une activité complète (méthode, sécurité, environnement, cadre spécifique) portée par une équipe qui opère déjà ces missions)

Plan d’action concret après formation
(30 jours pour signer des premiers chantiers)

FAQ

Le nettoyage par drone est-il autorisé en Suisse ?
Oui, mais dès qu’il y a pulvérisation de liquide, tu entres dans un cadre qui peut nécessiter une autorisation OFAC (PDRA/SORA) ; même l’eau n’est pas permise sous STS-01/02.

Peut-on démousser une toiture avec un anti-mousse en Suisse ?
Les biocides anti-algues/anti-mousses sont interdits sur les toits depuis le 1er décembre 2020 ; les cantons recommandent des alternatives et rappellent la protection des eaux.

Le nettoyage des panneaux solaires est-il rentable ?
Ça dépend du site et du soiling. Le soiling est reconnu comme un facteur majeur pouvant entraîner des pertes ; l’enjeu est de décider “quand nettoyer” et “comment prouver le résultat”.

Pourquoi DPS plutôt qu’une formation généraliste ?
La formation est structurée autour de chantiers réels, d’une station de nettoyage, de check-lists, et d’un cadrage PDRA S-01 / environnement pour rendre l’activité exploitable en Suisse.

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