Drone agricole en automne et hiver

8 usages | DPS

Drone agricole en automne et en hiver huit usages vraiment utiles

Après les vendanges ou la récolte, un drone agricole ne sert pas seulement à épandre. Il permet aussi d’observer une parcelle, de la mesurer et de préparer la campagne suivante. Une caméra haute définition montre les différences visibles. Une caméra thermique fait apparaître les écarts de température. Des photos aériennes assemblées donnent une carte précise et une vue du terrain en trois dimensions. Un DJI Agras intervient ensuite sur les zones où un semis ou un apport est justifié.

Drone matrice 350 DJI avec caméra 48 méga pixel

Ce que le drone peut apporter entre deux campagnes

L’intérêt n’est pas de produire une belle image aérienne. Il est de répondre à une question de terrain : où le couvert a-t-il mal levé, quels secteurs restent humides, où l’érosion progresse-t-elle, combien de pieds ou d’arbres manquent, quels accès doivent être repris et quelles zones peuvent être traitées séparément ? L’automne offre encore des informations sur la végétation. L’hiver, surtout après la chute des feuilles, rend plus lisibles le relief, les rangs, les ouvrages et les circulations d’eau.

1 Obtenir une carte précise et récente de la parcelle

Le drone photographie toute la parcelle, puis les images sont réunies en une seule carte très détaillée et correctement positionnée. On peut y localiser les manques dans un couvert, les zones dénudées, les dégâts de passage, les foyers de végétation indésirable, les arbres ou ceps absents, les clôtures, murs, drains visibles et obstacles. En vigne ou en verger, un vol avant la chute complète des feuilles montre encore la végétation ; un vol hivernal rend les structures plus lisibles.

2 Mesurer les surfaces les pentes et les dénivelés

À partir de centaines de photos positionnées avec précision, DPS reconstitue la parcelle en trois dimensions. Cette représentation permet de calculer les surfaces réellement exploitables, les pentes et les dénivelés, de documenter terrasses et talus, de préparer des accès ou de comparer l’évolution d’une ravine. Si la végétation est dense, le drone mesure surtout le dessus du feuillage : le résultat ne doit pas être confondu avec un relevé exact du sol nu.

Drone DJI matrice 4 Thermique 

3 Repérer les chemins préférentiels de l’eau

Après des pluies, la carte aérienne et la représentation du relief aident à repérer les eaux qui stagnent en surface, les zones d’érosion, les ruptures de pente et les directions probables du ruissellement. Ces informations servent à cibler une visite au sol, revoir un passage, protéger un talus ou choisir les secteurs à couvrir. Le drone ne remplace ni une étude de l’écoulement de l’eau ni l’ouverture du sol pour vérifier un drainage enterré. Il réduit la surface à contrôler.

4 Repérer des différences de température

La caméra thermique mesure la température apparente des surfaces, pas leur humidité. En début d’automne, tant que le feuillage est actif, des écarts peuvent orienter la recherche d’un manque d’eau, d’une irrigation irrégulière ou d’une différence de vigueur. En verger, plusieurs vols réalisés durant des nuits comparables peuvent aider à repérer les zones qui se refroidissent le plus vite et à étudier le risque de gel. En hiver, certains contrastes du sol ou de l’eau présente en surface peuvent ressortir. Ils doivent être vérifiés sur place. Un vol isolé ne suffit pas pour diagnostiquer une maladie, une fuite enterrée ou une carence.

5 Contrôler l’implantation des couverts

Un premier vol établit l’état initial. Un second, réalisé après la levée, permet de cartographier la couverture et les manques. En grandes cultures, pâturages, vignes ou vergers, cette comparaison aide à distinguer un problème généralisé d’un défaut local lié au sol, au ruissellement ou à la distribution. Une photo haute définition permet de mesurer les surfaces couvertes ou vides ; elle ne mesure pas à elle seule la quantité de végétation produite, l’azote ou la qualité des racines.

6 Semer sans entrer dans la parcelle

Le DJI Agras distribue en surface des couverts, mélanges ou semences compatibles avec son système. Cette solution prend tout son sens sur une parcelle pentue, morcelée, humide, déjà en culture ou inaccessible à un semoir. Le réglage dépend de la granulométrie, de la dose, de la largeur de travail et du vent. La réussite dépend aussi du contact graine-sol, de la pluie suivant le semis et du choix agronomique du mélange.

Éradication de plantes invasives (vérâtres) dans les alpages

7 Épandre des granulés par zone

Engrais granulés, certains amendements ou autres produits solides peuvent être distribués s’ils sont autorisés et compatibles avec l’équipement. L’enjeu n’est pas d’appliquer partout par principe. Une cartographie préalable peut séparer les zones accessibles au matériel terrestre, les secteurs fragiles et les surfaces qui justifient une intervention aérienne. DPS calibre le débit, contrôle la largeur de travail et enregistre l’opération.

8 Préparer les travaux et la campagne suivante

Une carte d’hiver devient un support de travail commun : emplacement des ceps ou arbres à remplacer, longueurs de rang, surfaces de taille ou de broyage, zones d’érosion, accès, obstacles, points de décollage et secteurs à surveiller. Elle facilite le chiffrage, la transmission aux équipes et la comparaison avec un futur vol. Le gain vient moins du drone seul que de la continuité entre observation, décision, intervention et contrôle.

Comptage des pieds manquants durant l’hiver

Quel drone pour quelle question

Pour observer l’état du couvert et repérer les zones à contrôler

Un drone équipé d’une caméra haute définition permet d’obtenir rapidement une vue d’ensemble de la parcelle, de repérer les manques, les obstacles ou les zones qui nécessitent une attention particulière. La vue aérienne permet ensuite de cibler plus efficacement une visite ou une intervention au sol.

Pour mesurer les surfaces, les pentes et le relief

Un drone de cartographie permet de mesurer les surfaces et de produire une représentation 3D du terrain. Il aide à visualiser les pentes, les terrasses ou certaines zones d’érosion afin de mieux préparer les accès et les travaux.

Pour repérer des écarts de température dans les cultures

Un drone équipé d’une caméra thermique permet de mettre en évidence les différences de température au sein d’une parcelle. Ces informations permettent d’identifier des zones particulières et d’orienter les contrôles à réaliser directement sur le terrain.

Pour semer sur des terrains difficiles d’accès

Un drone agricole comme le DJI Agras peut distribuer des semences sur des parcelles en pente, dans les interrangs ou sur des terrains difficilement accessibles. L’intervention peut être préparée précisément et réalisée sans faire circuler un engin lourd sur le sol.

Pour réaliser un apport solide localisé

Le DJI Agras peut également distribuer certains produits solides compatibles avec son système d’épandage. La mission permet de définir les zones à traiter et les quantités nécessaires afin d’intervenir uniquement là où cela est utile.

Une chaîne de décision maîtrisée par DPS

Depuis plus de six ans, Drone Précision Suisse travaille dans l’agriculture avec des drones de cartographie, des caméras haute définition et thermiques et une flotte DJI Agras. En 2026, ses équipes ont traité 73 hectares de vignes dans les cantons de Vaud et du Valais, souvent sur des parcelles complexes. Cette expérience réunit les compétences qui comptent : préparer le vol, produire une carte exploitable, interpréter sans surpromettre, intervenir, assurer la sécurité, entretenir les appareils et conserver la traçabilité.

Sécurité et réglementation

Un vol de cartographie ou de prise d’images thermiques doit respecter l’espace aérien, la protection des données, les distances applicables et les conditions de la catégorie d’exploitation. La pulvérisation ou l’épandage depuis un drone nécessite une autorisation de l’OFAC. Les produits phytosanitaires doivent être homologués pour la culture et l’usage concernés ; prescriptions d’emploi, météo, dérive, zones tampons et exigences cantonales restent applicables. DPS réalise les contrôles pré-vol et post-vol, l’évaluation des risques, la sécurisation de la zone, le suivi météo, la maintenance et les enregistrements de mission.

Faire analyser une parcelle

La bonne question n’est pas « quel drone utiliser ? », mais « quelle décision faut-il prendre ? ». Une localisation, la culture, la surface, le problème observé et le livrable attendu permettent à DPS de proposer le capteur, la période de vol et la méthode adaptés. Contact : www.droneprecisionsuisse.ch.

Questions fréquentes

Un drone thermique peut-il voir l’eau sous le sol ?

Non. Il mesure des températures de surface. Un contraste peut orienter une vérification, sans prouver à lui seul la présence d’eau, l’état d’un drain ou l’origine d’un problème.

Une caméra haut définition suffit-elle pour établir une carte agricole ?

Oui pour créer une carte aérienne précise, inventorier ce qui est visible, effectuer des mesures et suivre la couverture du sol. L’état physiologique des plantes peut demander un autre capteur, des observations au sol ou plusieurs dates de vol.

Pourquoi cartographier une parcelle en hiver ?

La végétation moins dense rend les rangs, accès, ouvrages, talus et traces d’érosion plus lisibles. La carte prépare les travaux et constitue un état de référence pour comparer la saison suivante.

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l'auteur

Image de Thierry Coffinet

Thierry Coffinet

Associé, instructeur, responsable du développement stratégique de Drone Précision Suisse

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