- Aérodrome de Prangins
- 13:30
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Après les vendanges ou la récolte, un drone agricole ne sert pas seulement à épandre. Il permet aussi d’observer une parcelle, de la mesurer et de préparer la campagne suivante. Une caméra haute définition montre les différences visibles. Une caméra thermique fait apparaître les écarts de température. Des photos aériennes assemblées donnent une carte précise et une vue du terrain en trois dimensions. Un DJI Agras intervient ensuite sur les zones où un semis ou un apport est justifié.
Drone matrice 350 DJI avec caméra 48 méga pixel
L’intérêt n’est pas de produire une belle image aérienne. Il est de répondre à une question de terrain : où le couvert a-t-il mal levé, quels secteurs restent humides, où l’érosion progresse-t-elle, combien de pieds ou d’arbres manquent, quels accès doivent être repris et quelles zones peuvent être traitées séparément ? L’automne offre encore des informations sur la végétation. L’hiver, surtout après la chute des feuilles, rend plus lisibles le relief, les rangs, les ouvrages et les circulations d’eau.
Le drone photographie toute la parcelle, puis les images sont réunies en une seule carte très détaillée et correctement positionnée. On peut y localiser les manques dans un couvert, les zones dénudées, les dégâts de passage, les foyers de végétation indésirable, les arbres ou ceps absents, les clôtures, murs, drains visibles et obstacles. En vigne ou en verger, un vol avant la chute complète des feuilles montre encore la végétation ; un vol hivernal rend les structures plus lisibles.
À partir de centaines de photos positionnées avec précision, DPS reconstitue la parcelle en trois dimensions. Cette représentation permet de calculer les surfaces réellement exploitables, les pentes et les dénivelés, de documenter terrasses et talus, de préparer des accès ou de comparer l’évolution d’une ravine. Si la végétation est dense, le drone mesure surtout le dessus du feuillage : le résultat ne doit pas être confondu avec un relevé exact du sol nu.
Drone DJI matrice 4 Thermique
Après des pluies, la carte aérienne et la représentation du relief aident à repérer les eaux qui stagnent en surface, les zones d’érosion, les ruptures de pente et les directions probables du ruissellement. Ces informations servent à cibler une visite au sol, revoir un passage, protéger un talus ou choisir les secteurs à couvrir. Le drone ne remplace ni une étude de l’écoulement de l’eau ni l’ouverture du sol pour vérifier un drainage enterré. Il réduit la surface à contrôler.
La caméra thermique mesure la température apparente des surfaces, pas leur humidité. En début d’automne, tant que le feuillage est actif, des écarts peuvent orienter la recherche d’un manque d’eau, d’une irrigation irrégulière ou d’une différence de vigueur. En verger, plusieurs vols réalisés durant des nuits comparables peuvent aider à repérer les zones qui se refroidissent le plus vite et à étudier le risque de gel. En hiver, certains contrastes du sol ou de l’eau présente en surface peuvent ressortir. Ils doivent être vérifiés sur place. Un vol isolé ne suffit pas pour diagnostiquer une maladie, une fuite enterrée ou une carence.
Un premier vol établit l’état initial. Un second, réalisé après la levée, permet de cartographier la couverture et les manques. En grandes cultures, pâturages, vignes ou vergers, cette comparaison aide à distinguer un problème généralisé d’un défaut local lié au sol, au ruissellement ou à la distribution. Une photo haute définition permet de mesurer les surfaces couvertes ou vides ; elle ne mesure pas à elle seule la quantité de végétation produite, l’azote ou la qualité des racines.
Le DJI Agras distribue en surface des couverts, mélanges ou semences compatibles avec son système. Cette solution prend tout son sens sur une parcelle pentue, morcelée, humide, déjà en culture ou inaccessible à un semoir. Le réglage dépend de la granulométrie, de la dose, de la largeur de travail et du vent. La réussite dépend aussi du contact graine-sol, de la pluie suivant le semis et du choix agronomique du mélange.
Éradication de plantes invasives (vérâtres) dans les alpages
Engrais granulés, certains amendements ou autres produits solides peuvent être distribués s’ils sont autorisés et compatibles avec l’équipement. L’enjeu n’est pas d’appliquer partout par principe. Une cartographie préalable peut séparer les zones accessibles au matériel terrestre, les secteurs fragiles et les surfaces qui justifient une intervention aérienne. DPS calibre le débit, contrôle la largeur de travail et enregistre l’opération.
Une carte d’hiver devient un support de travail commun : emplacement des ceps ou arbres à remplacer, longueurs de rang, surfaces de taille ou de broyage, zones d’érosion, accès, obstacles, points de décollage et secteurs à surveiller. Elle facilite le chiffrage, la transmission aux équipes et la comparaison avec un futur vol. Le gain vient moins du drone seul que de la continuité entre observation, décision, intervention et contrôle.
Comptage des pieds manquants durant l’hiver
Depuis plus de six ans, Drone Précision Suisse travaille dans l’agriculture avec des drones de cartographie, des caméras haute définition et thermiques et une flotte DJI Agras. En 2026, ses équipes ont traité 73 hectares de vignes dans les cantons de Vaud et du Valais, souvent sur des parcelles complexes. Cette expérience réunit les compétences qui comptent : préparer le vol, produire une carte exploitable, interpréter sans surpromettre, intervenir, assurer la sécurité, entretenir les appareils et conserver la traçabilité.
Un vol de cartographie ou de prise d’images thermiques doit respecter l’espace aérien, la protection des données, les distances applicables et les conditions de la catégorie d’exploitation. La pulvérisation ou l’épandage depuis un drone nécessite une autorisation de l’OFAC. Les produits phytosanitaires doivent être homologués pour la culture et l’usage concernés ; prescriptions d’emploi, météo, dérive, zones tampons et exigences cantonales restent applicables. DPS réalise les contrôles pré-vol et post-vol, l’évaluation des risques, la sécurisation de la zone, le suivi météo, la maintenance et les enregistrements de mission.
La bonne question n’est pas « quel drone utiliser ? », mais « quelle décision faut-il prendre ? ». Une localisation, la culture, la surface, le problème observé et le livrable attendu permettent à DPS de proposer le capteur, la période de vol et la méthode adaptés. Contact : www.droneprecisionsuisse.ch.
Associé, instructeur, responsable du développement stratégique de Drone Précision Suisse
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